Raymond Dirlès  



Critiques
Longtemps figuratif, Raymond Dirlès a effectué un parcours des plus classiques vers l’abstraction dans laquelle il s’épanouit totalement. Sa peinture est gestuelle et instinctive,mais aussi très construite et pensée, même s’il se laisse aller au-delà de l’idée première, là ou le pinceau le mène. Souvent il élabore une construction géométrique autour de laquelle s’articule le tableau, et couleurs et formes s’organisent autour comme des emboîtements. A partir du dessin instinctif, il interprète les empreintes laissées et voit ce qui sort. Chaque tableau est une aventure différente. Il utilise l’acrylique pour une peinture très lisse avec le moins de matière possible et cela donne des œuvres très lumineuses.
Alain HUC DE VAUBERT


Raymond Dirlès opère la mise en épure du non-dit du sensible : seule, la peinture est capable de signifier cette quête en profondeur. Le regard qu’appellent ses toiles est invité à suivre l’élaboration de cette dissection des plans colorés…De cette méditation voluptueuse émerge alors un espace de profondeurs et proximités que le peintre immobilise dans ses tournoiements baroques, nous entraînant loin dans les résonances cruelles et graves de l’âme
Jean BEAUBOIS


Dirlès, avec la quiétude et la douceur qui transparaît sur ses traits semble détaché de la pesanteur temporelle, poursuivant sa quête artistique au rythme de ses inspirations, de son plaisir qui devient aussi le nôtre. Il joue avec l’espace, les volumes et les formes. Les évaporations nuageuses ou filandreuses du fond s’enchaînent aux surimpressions aigües de figures géométriques qui créent parfois dans cet univers aérien, des déchirures et des contrastes, mais aussi, accentuent le mouvement, déplacent la lumière et creusent la profondeur du tableau. Les plans colorés coexistent, l’un prolongeant l’autre, faisant résonance ou écho, ou simplement exaltant et dynamisant l’ensemble. Chacun des tableaux de Dirlès nous invite à plonger en lui, dans cette profondeur créée par l’association d’espaces.
Olivier CIMPELLO


Puissant volcan de vie et douceur de prairie ou le ruisseau serpente…
Je redeviens curieux. Je redeviens joyeux comme l’enfant peut l’être comme l’enfant qui voit pour la première fois la mer….
Le tableau me regarde m’intéresse et me touche me fascine et m’attire.
Je m’approche et j’entends peu à peu qu’il me dit, doux comme un coquillage tout contre mon oreille son voyage.
Puissant volcan de vie et douceur de prairie ou le ruisseau serpente…
De racines profondes au ventre de la terre jaillissent feux et sources et l’air bleu des montagnes les couleurs de leurs fleurs la femme nue que j’aime et la vigne d’automne et le vin qui me grise en oiseaux de printemps…. .
Je suis empli d’enfance comme un enfant qui joue, Je suis en équilibre sur la pointe d’un sein…
Jacques COUSTALS


Avec ses toiles abstraites,colorées et chantantes,ce plasticien,natif de Montauban,invite le public à découvrir un univers ou respire une liberté totale. Hostile au cloisonnement et allergique aux conventions,l'artiste présente une soixantaine de ses œuvres,enjouées et débordantes de vie.
" au départ, j'étais un peintre figuratif ou le sujet n'était qu'un support. Puis,au fil du temps,j'ai fini par le supprimer". En est restée une symphonie de couleurs, éclatantes,vives et gaies.
Ici,tout est harmonie,son,résonance et écho,et Dirlès joue avec les formes,l'espace et les volumes.
Pas de titre pour ses toiles, "car la peinture peut se passer de littérature", plaisante-t-il.
Estelle PUIG


L’œuvre de Dirlès à la fois lyrique et construite, ressemble à notre époque ou il est difficile aux poètes et aux rêveurs de se frayer un chemin dans l ’univers du béton.
Yvon COLLIN


Il ne semble pas tellement possible de parler des œuvres de Dirlès. C’est une écriture picturale et graphique qui se livre directement à la sensualité. Une sorte d’intimité rocailleuse et lumineuse à ciel ouvert.
Toute l’œuvre de Dirlès est dominée par l’amoncellement de la lumière. Les bords de la toile deviennent peut-être, pour Dirlès, le chemin d’accès à cette intériorité mouvementée, souple et chaude, à ces chevauchées de couleur. Dirlès ne suit pas la mode. Il suit son propre chemin de création.
Yves LAFFARGUE


… Un Dirlès … la réalité déconstruite, décomposée, un rythme apparemment chaotique, de troubles harmonies de lignes, de sons incertains ; on cherche à tâtons une réalité puissante et persistante que l’on pourrait nommer : LIBERTE ; l’intelligence raisonnée substituée par une sensation d’innocence.
Pas d’arme, pas de stratégie, c’est la peinture buissonnière ardente d’imagination, non soumise, toute jaillissante de miraculeux détails brodés d’instinct secoué.
Philippe FONQUERNIE


Les peintures de Raymond Dirlès s’affirment dans la teneur d’un regard et s’entêtent au contact de l’espace. Essentielle, cette œuvre nous met à l’épreuve. Elle ne séduit pas, elle ne se refuse pas, elle nous implique à son espace clos, à l’ouverture de la forme que des lumières opaques et des ombres diffuses, se mesurant les unes aux autres, disposent en une architecture mentale ou déambuler du regard coïncide avec le brusque arrêt d’un tout limité par les dimensions du tableau. Pellicule colorée, cet agrément pudique des choses du monde est en même temps, le voile que l’exigence et l’attention déchirent pour nous découvrir en deçà de toute existence de convention et tout théâtre de vanité.
Gervais BATAILLE


Il y a de la joie, du bonheur et de la liberté. J'aime ses couleurs et son "écriture" virevoltante.
Il devient "grand" Dirlès (grand à traduire aussi bien dans le sens de la maturité que dans le sens du talent)
Claude LOIR


PETIT TRAITE D'INSECABILITE DE MANIERES ET DE PERSPECTIVE
Sur l'œuvre d'art en général et sur l'œuvre de Raymond Dirlés en particulier

J'ai horreur de la présence et de l'être-là au sens le plus basique de ce que la présence contient:la manifestation par le bruit.
Et j'ai horreur des présences : ces foules qui ne daignent même pas regarder une œuvre d'art, parce qu'il leur est devenu trop simple de le faire. Et si je suis effrayé par le bruit, c'est que je pencherais pour le silence. Tout silence me serait bon et tout silence m'est bon. J'ai plaisir de l'absence. Si je l'aime, c'est qu'il me faudrait des silences, voire des blocs de silence. Ils gouverneraient ma page et feraient tourner mes heures. ils seraient mon livre, ma compagne, ma campagne même, ma Lomagne tant qu'à faire, mon regard et mes mots. Mais ils ne seraient plus là, à vrai dire, ni l'heure ni son reflet, encore moins sa forme et toute forme d'heure. j'errerais fixement : et je m'assiérais en face de cette œuvre : un tableau de Raymond Dirlés. J'ai gagné car j'ai vaincu les foules. J'ai gagné ma propre forme et à présent je le partage. Le tableau et moi. Nous nous échangeons nos joies, nos femmes et nos jours. Il me rappelle l'exigence qu'il attend de moi, celle de ne plus rejoindre la foule et de le porter toujours, lui une œuvre, dans son étroit rapport de l'image et - surtout - d'essence. L'Art ne sert à rien, en effet, il n'est qu'un mode d'existence et un médiateur. Ces élans jaunes que j'aperçois, ne seraient-ils un sourire de femme ? Et ce vert un bois ? D'ailleurs le chemin qui y mène est brun. Quant à moi, je prendrais bien de l'air du ciel dans ce bleu, encore eut-il fallu lever les yeux, se le dire et le lire, résonner dans la claire conscience de vouloir apercevoir ce ciel, comme j'aurais tendance, plutôt, à scruter un tableau, peut-être dans le but trop grossier que je me suis fixé d'accomplir dans l'Art, et par définition dans une vie : contempler.
Il me souvient un dialogue (d'ancienne lecture) qu'avait eu le peintre Henri Matisse et le poète Louis Aragon. Ce dernier lui avait alors demandé, en parlant de ses nus, à quoi servaient des modèles si c'etait pour s'en éloigner, car en effet la peinture matusienne ne suivait pas les formes qu'elle prenait pourtant pour modèles. Le peintre répondit alors à son ami : << Car s'il n'y avait pas de modèles, on ne pourrait pas s'en éloigner >>. Ce que donne à voir la réalité, c'est son démantèlement méme. Ce n'est plus la même matière. Nous assistons à une dominance de l'œuvre sur l'artiste. Et ce que l'artiste donne à voir de lui-même : Personne. Une autre réalité comme un autre monde, agréable et enchanteur. L'art de Raymond Dirlès tient au langage. Quand je vois ses tableaux, il me semble les lire. Et il se tient à lui un formidable appel à l'échange, un abime de derrière la toile, de derrière l'heure une fois de plus, cette même contemplation en éprouvant le paysage à travers la fenêtre, la troisième symphonie de Brahms, l'écoute de la musique de Vinteuil dans A la recherche du temps perdu, ou, pour le meilleur dans le meilleur des mondes : une promenade dans les bois de Maubec (autre village en Lomagne, à quelques kilométres de Balignac ). (En rappel : Petit traité d'insécabilité, de manières et de perspective ). Les manières des œuvres, si l'on peut dire, leur caprice, leur non-dit fondamental, c'est le rapport précis qu'elles entretiennent avec le Lieu. L'œuvre de Raymond Dirlès s'imprègne de cette méditation et elle garde un équilibre physique. Le nommerait-on nulle part ? De nulle part la couleur, de nulle part son nom (par l'absence de titres). Les peintures sont arrachées au lointain, arrachées aux morts et arrachées au Temps, arrachées au Lieu surtout, à leur origine et, à la fois, à leur devenir. L'œuvre d'art ne sert à rien car elle ne se conçoit pas. Elle ne sera jamais un tableau ou un titre. Elle ne sera jamais une sculpture, pas plus qu'un assemblage. Mais elle sera un Lieu de manières et de perspective. Une œuvre d'art, certes, mais plongée dans un nulle part ambiant, dans un couloir ou sur un mur, dans une collection ou dans une galerie, sur des briques ou sur des pierres. L'œuvre d'art ne vit que par le paraître et sa seule consistance est celle que le Lieu lui donne, qu'elle soit dans une réserve ou exposée à la lumière.
Le tableau nous échappe. Il nous cerne et cerne notre attente, ou l'attente qu'il attend de nous, l'attente qui nous fait attendre à jamais, l'attente, seulement, de l'instant, fugitif et parfois cruel, mais contemplatif et heureux, de ce pincement émouvant et pourtant grave, de la sensation de bien-être. Il est cet instant de la réconciliation, d'après Kant, ou se joignent le particulier et l'universel,l'imagination et l'entendement. Il nous fait savoir et nous fait concevoir tout ce qu'il attend. Nous ne sommes plus qu'élèves en face de lui,le Lieu de chair, le Lieu de la vue, ou se produit, dans un éclatement de couleurs, la réunion du sensible et de l'intelligible ou, comme dans la formule kantienne le démontre,la brutale entente du << libre jeu de nos facultés hétérogènes >>. L'essence, donc. Les Sens.
Mathieu FRANCOIS DU BERTRAND


L'art de Raymond Dirlès tient au langage. Quand je vois ces tableaux, il me semble les lire. Et il se tient à lui un formidable appel à l'échange, un abîme de derrière la toile... et tout le travail de Raymond Dirlès est une quête du Sacré, mais d'un sacré proprement humain, intélligible par la langage et ouvert comme un paysage.
Mathieu FRANCOIS DU BERTRAND


Raymond Dirlès ne peut exister que par la création. Son univers est liberté totale et néanmoins structuré. Derrière la discrétion et la pudeur de l'homme j'aillissent des peintures joyeuses, enjouées, débordantes de vie.
Pierre ESTOURNEL


 
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Raymond Dirlès
Le Village
82120 Balignac
Tél. 05.63.94.00.58
raymond@dirles.com

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